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Coopération et gouvernance mondiale
Hiroshi Matsuo, Law School, Keio University
Conférences & Rencontres | 13 décembre 2009
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Des accords de Bretton Woods aux systèmes de "bonne" gouvernance en passant par les politiques de dérégulation pour aboutir à une réduction de la dette des pays en développement, les modèles d’aide au développement se sont succédés avec des résultats plus ou moins heureux. La place qu’occupe le secteur public est un enjeu sur lequel se sont penché les régulateurs comme l’OMC ou la Banque mondiale. "Je suis Jamaïquain, et je pense que mon pays a beaucoup souffert de ces interventions. On a coupé des prestations sociales pour réduire quelques points de dette et des pans entiers de la population en ont souffert. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Qu’est-ce que la "bonne gouvernance" ? C’est un modèle de développement prôné par les grandes institutions internationales. Elle promeut un gouvernement central fort et efficace, capable de légiférer dans le respect des principes démocratiques. "Ce principe partagé par l’ensemble des États à travers le monde est l’alternative la plus efficace à un gouvernement mondial", explique l’intervenant. Un modèle qui n’est pas sans contradiction : "Un gouvernement fort peut devenir autoritaire, limiter la liberté d’expression et d’association. En un mot, il est difficile d’associer la démocratisation à l’émergence d’une économie de marché". Faut-il promouvoir la discrimination positive ? Assurer la représentation des ethnies dans les corps décisionnaires ? Conflits La compétition entre les donneurs fait parfois rage. Ce fut le cas entre l’Allemagne et les États-Unis pour installer leur système de lois et décrocher des contrats en Europe de l’Est. Autre type de conflits : ceux entre les donneurs et les États en développement. Comment adapter les lois locales aux standards internationaux ? |
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