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Femmes en entreprises : le sujet revient sur le devant de la scène
Agnès Arcier, présidente de l’Agence de coopération technique internationale des ministères chargés de l’économie et du budget
Conférences & Rencontres | 3 décembre 2009
Fait rare en France, la presse traite de l’égalité professionnelle hommes / femmes, avant le retour à la croissance.

Dans les années 60 en France, les hommes étaient qualifiés de « fermes, posés, calmes, dominateurs, créateurs, objectifs, théoriques », quand les femmes étaient jugées « capricieuses, hystériques, peureuses, faibles, bavardes, intuitives ». 40 ans plus tard, les femmes sont qualifiées de « compréhensives, mutualistes, capables d’intégrer la complexité, de se montrer intuitives, de synthétiser de façon systémique ». « Que de chemin parcouru ! » résume Agnès Arcier selon qui la montée des schémas d’organisation par réseaux et la baisse du modèle hiérarchique vertical ont favorisé l’entrée des femmes dans les entreprises.

Les hommes et les femmes sont différents, c’est entendu. Mais de nombreuses études montrent que l’origine sociale et l’âge sont des facteurs plus déterminants que le sexe pour définir les caractéristiques d’un manager. Est-ce que les femmes optent pour telle ou telle méthode de management parce qu’elles sont femmes ? Rien n’est moins sûr.

Reste que les qualités dites féminines s’avèrent précieuses en entreprise, notamment dans des petites structures au mode de fonctionnement souple : sens du concret, reconnaissance des signaux faibles, appréhension de la diversité, de la complexité, souci du partage de l’information (en France, l’information est un emblème de pouvoir, au Japon c’est sa diffusion qui montre l’influence), capacité à concilier.

Ces qualités peuvent influencer le mode de gestion d’une entreprise, « mais il faut atteindre 30% de managers féminins pour que les valeurs qu’elles portent sont réellement entendues dans le monde professionnel », juge l’intervenante.

Une conférence organisée par le Paris-Club
En coopération avec la CCIFJ, le Groupe ESSEC et la Fondation Franco-Japonaise Sasakawa
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